mardi 24 novembre 2009
mardi 17 novembre 2009
Du désir et de la débauche

Il m'arrive parfois de traîner mes cornées vers le site du Figaro pour y lire les longs râles des commentateurs en Loden. Les forums du Figaro, c'est un peu comme glisser ses tympans dans un salon moelleux du XVIème : on se gave de macarons en goûtant les charmes de l'obstruction de la trachée artère sur le mode "mais vous vous rendez compte, c'est honteux, y a plus de limites, Maria, deuxième fois, je vous ai demandé de m'apporter une camomille..."
Aujourd'hui, l'un des objets de révolte des agités de la théière était la proposition faite par Royal de distribuer des "pass contraception" dans les lycées de Poitou-Charente (1). Et, of course, dès que la possibilité se présente de faire d'un utérus autre chose qu'un futur nid à lardons, c'est l'armée des coeurs purs probablement nés dans des jardinières qui refait surface.
Les lecteurs/commentateurs du Figaro qui saluent le retrait (!) d'un tel projet (enfin le refus de la rectrice d'envoyer les paquets) se râclent le noeud pap' en évoquant l'ignominie que représente une telle initiative : on invoque la "débauche" (sic) (2), "l'autorité des parents remise en cause"... "ce n'est pas à l'école de proposer la contraception" (3)
Car, évidemment, ce n'est pas tant la contraception en tant que telle qui pose problème aux lecteurs du Figaro (à l'exception près des "pro vie" -et peine de mort), mais le fait que soient associées sexualité et jeunesse (4). Et, plus précisément, les jeunes filles et leur désir. (papa et maman s'imaginent que l'équitation et les rallyes qu'Alix aime tant lui ôteront toute mauvaise pensée.) Si l'on suit les commentaires, la possibilité d'une contraception accroît le désir (la"débauche") et (en?) signifie(ant) qu'il existe (peut exister) une sexualité quand on est mineure. Il conviendra de préciser aux lecteurs du Figaro que la Terre est ronde.
La bonne société (qu'on enfile quand maman est au bridge) hurle à l'absence de limites dans la jeunesse, alors que la limite se trouve précisément dans la réception du "Tu ne baiseras point" parental. Car papa a beau dire que maman, on ne la défouraille pas, non, on l'aime par l'entremise de sa secrétaire dans un congrès d'orthodontie, quand le désir d'Alix est là ...
Well, well ... ça déraille sec dans la Haute. (5)
Et tronchant la bonne philippine, les dignes de pouffer : "la plèbe avait les aiguilles, nous, on avait le Léman."
(1) "Le "pass contraception", gratuit, se présente comme un carnet de chèques restaurant, avec des tickets pour une visite chez un médecin et chez un gynécologue ainsi qu'un bon d'échange en pharmacie pour un moyen contraceptif " selon Le Figaro.
(2) Les vieilles biques du Figaro qui hurlent à la "débauche" devraient pourtant se souvenir de leurs escapades en Suisse, dans les sixties. Ce temps joyeux où l'on empruntait la Bentley de papa pour aller expulser son batard dans une clinique discrète, là-bas, près des sapins.
(3) A ce sujet, Luc Chatel, invité de la matinale d'Inter, reçoit avec les honneurs le prix "quinine 2009" pour avoir suggéré que les adolescentes pouvaient de toutes façons fréquenter le planning familial pour se faire prescrire la pilule. Bravo Lulu, grâce à tes camarades, les budgets du planning sont désormais ridicules, mais j'ose espérer que le Plan de Relance bénéficiera à l'industrie du tricot.
(4) Exception faite du vestibule destiné à ranger les aubes.
(5) A ce propos, joie matinale et plaisir clouté : visiblement, un élève de l'Institut du Saint-Esprit (sic) avait pour projet de zigouiller ses profs.
Aujourd'hui, l'un des objets de révolte des agités de la théière était la proposition faite par Royal de distribuer des "pass contraception" dans les lycées de Poitou-Charente (1). Et, of course, dès que la possibilité se présente de faire d'un utérus autre chose qu'un futur nid à lardons, c'est l'armée des coeurs purs probablement nés dans des jardinières qui refait surface.
Les lecteurs/commentateurs du Figaro qui saluent le retrait (!) d'un tel projet (enfin le refus de la rectrice d'envoyer les paquets) se râclent le noeud pap' en évoquant l'ignominie que représente une telle initiative : on invoque la "débauche" (sic) (2), "l'autorité des parents remise en cause"... "ce n'est pas à l'école de proposer la contraception" (3)
Car, évidemment, ce n'est pas tant la contraception en tant que telle qui pose problème aux lecteurs du Figaro (à l'exception près des "pro vie" -et peine de mort), mais le fait que soient associées sexualité et jeunesse (4). Et, plus précisément, les jeunes filles et leur désir. (papa et maman s'imaginent que l'équitation et les rallyes qu'Alix aime tant lui ôteront toute mauvaise pensée.) Si l'on suit les commentaires, la possibilité d'une contraception accroît le désir (la"débauche") et (en?) signifie(ant) qu'il existe (peut exister) une sexualité quand on est mineure. Il conviendra de préciser aux lecteurs du Figaro que la Terre est ronde.
La bonne société (qu'on enfile quand maman est au bridge) hurle à l'absence de limites dans la jeunesse, alors que la limite se trouve précisément dans la réception du "Tu ne baiseras point" parental. Car papa a beau dire que maman, on ne la défouraille pas, non, on l'aime par l'entremise de sa secrétaire dans un congrès d'orthodontie, quand le désir d'Alix est là ...
Well, well ... ça déraille sec dans la Haute. (5)
Et tronchant la bonne philippine, les dignes de pouffer : "la plèbe avait les aiguilles, nous, on avait le Léman."
(1) "Le "pass contraception", gratuit, se présente comme un carnet de chèques restaurant, avec des tickets pour une visite chez un médecin et chez un gynécologue ainsi qu'un bon d'échange en pharmacie pour un moyen contraceptif " selon Le Figaro.
(2) Les vieilles biques du Figaro qui hurlent à la "débauche" devraient pourtant se souvenir de leurs escapades en Suisse, dans les sixties. Ce temps joyeux où l'on empruntait la Bentley de papa pour aller expulser son batard dans une clinique discrète, là-bas, près des sapins.
(3) A ce sujet, Luc Chatel, invité de la matinale d'Inter, reçoit avec les honneurs le prix "quinine 2009" pour avoir suggéré que les adolescentes pouvaient de toutes façons fréquenter le planning familial pour se faire prescrire la pilule. Bravo Lulu, grâce à tes camarades, les budgets du planning sont désormais ridicules, mais j'ose espérer que le Plan de Relance bénéficiera à l'industrie du tricot.
(4) Exception faite du vestibule destiné à ranger les aubes.
(5) A ce propos, joie matinale et plaisir clouté : visiblement, un élève de l'Institut du Saint-Esprit (sic) avait pour projet de zigouiller ses profs.
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samedi 6 juin 2009
dimanche 17 mai 2009
Le vide-grenier de Villiers-Barbusse

Qu'il est doux de se délecter de la fin d'un monde en lisant la presse municipale.
Quand d'un moignon distrait, on compulse la section "petites annonces", là où se glissent les congélateurs 300L période Gayssot, les grenouillères fatiguées et les déambulateurs de mamie qui passe plus dans l'escalier. Parfois, on peut expérimenter le phénomène de persistance rétinienne quand, sur une dizaine de lignes fines, on tombe sur la chose photographiée plus haut.
Du téléphone, de la collec' de cartes, de la "canne siège tripode", de l'appareil à muscu, de la bottine "en skaï", et -ô tout-fout-le-camp- l'Histoire de la révolution russe par le mec à Arlette. (1)
Plus ça refourgue des reliques, plus ça juxtapose son intérieur, plus je m'imagine avec délice l'expéditeur de l'annonce.
Encore une trotsk' qui s'imagine que c'est en amassant 200 cartes 50 unités "Conseil général de la Vienne" que l'on va rétablir le téléphone rouge.(2)
C'est peut-être brocante chez les vieilles trotsk' par jour de pluie, en tout cas dans le même temps on organisait une petite promenade digestive à travers la ville. Celui qui a fait du Grévisse un réhausseur de plateau devait montrer sa face aux "jeunes populaires" en congrès.
Trotsky à 10 euros, t'inquiète Josiane ... Tu ne lis peut-être plus la propagande andropausée de papy, mais tu pouvais entendre ceci, en ce pluvieux samedi de mai :
"Montreuil, debout ! On s'ra les grands relous."
"2000 euros par mois, pour tous les Montreuillois."
"Le travail rend con, le chômage rend libre."
"Le travail, on s'en fout, on veut des sous et des bisous."
"On veut des Porsche Cayenne."
Quand d'un moignon distrait, on compulse la section "petites annonces", là où se glissent les congélateurs 300L période Gayssot, les grenouillères fatiguées et les déambulateurs de mamie qui passe plus dans l'escalier. Parfois, on peut expérimenter le phénomène de persistance rétinienne quand, sur une dizaine de lignes fines, on tombe sur la chose photographiée plus haut.
Du téléphone, de la collec' de cartes, de la "canne siège tripode", de l'appareil à muscu, de la bottine "en skaï", et -ô tout-fout-le-camp- l'Histoire de la révolution russe par le mec à Arlette. (1)
Plus ça refourgue des reliques, plus ça juxtapose son intérieur, plus je m'imagine avec délice l'expéditeur de l'annonce.
Encore une trotsk' qui s'imagine que c'est en amassant 200 cartes 50 unités "Conseil général de la Vienne" que l'on va rétablir le téléphone rouge.(2)
C'est peut-être brocante chez les vieilles trotsk' par jour de pluie, en tout cas dans le même temps on organisait une petite promenade digestive à travers la ville. Celui qui a fait du Grévisse un réhausseur de plateau devait montrer sa face aux "jeunes populaires" en congrès.
Trotsky à 10 euros, t'inquiète Josiane ... Tu ne lis peut-être plus la propagande andropausée de papy, mais tu pouvais entendre ceci, en ce pluvieux samedi de mai :
"Montreuil, debout ! On s'ra les grands relous."
"2000 euros par mois, pour tous les Montreuillois."
"Le travail rend con, le chômage rend libre."
"Le travail, on s'en fout, on veut des sous et des bisous."
"On veut des Porsche Cayenne."
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
(1) Non, il ne s'agit pas du journal des Lilas.
(2) Cet appel à l'aide via un journal municipal nous aura au moins appris que l'objet en question était en réalité un "téléphone fixe (à) touches Amarys" refourgué sans la moindre éthique au prix honteux de 10 euros. L'opération de financement "un décollement de racines pour Arlette" a commencé.
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mardi 5 mai 2009
Titille-moi le cachemire, Sylvie-Pierre...

Retour de week end sur les ondes de France Info. Un lundi matin aussi inspiré qu'un bi-valve sous Atarax. Sylvie Pierre-Brossolette du Point (1) et Laurent Joffrin de Libération (2) prennent place dans les causeuses pour le "duel du jour". (3) Pour se faire une idée de ce que le mot "duel" veut dire ici, il suffit d'imaginer quelque chose qui participerait du même degré de violence qu'une balle aux prisonniers sous un préau de neurasthéniques.
Le "duel", ce serait l'affrontement cruel de deux pandas pourvus de sabres en plastique, à peine un fleuret, tout juste un appel téléphonique entre deux retraités en thalasso ("Anglet ou Roscoff, rahhh"). Frémis auditeur, le duel s'en vient.
A 10 heures sous le grand chêne. Vous avez le choix de la verveine.
Activation du dysfonctionnement de l'appareil phonatoire.
Retour sur les manifs du 1er mai. Laurent Joffrin perçoit la possible dissociation de ce que l'on appelle "la base" avec les directions des syndicats. En gros, "il faut" que les syndicats deviennent ce qu'ils sont : des bas de contention de la révolte, des anti-inflammatoires en suppôt, qu'ils fassent fonctionner à plein leur capacité dissolvante.
Les syndicats sont devenus "populaires" (de par leur "union" lors de la manif) "et ils doivent le rester", SP-B dixit. L'intervention/prescription de madame est ponctuée par deux trois gloussements qui feraient presque tanguer la porcelaine dans les chaumières. Oui, parce que les séquestrations tout ça à l'initiative des "bases", ça taquine l'ulcère-to-be des boss (et celui de SP-B). Ca pouffe doucement dans le mike. Illustration :
"le gouvernement, il a déjà donné pas mal"
C'est un tort, l'OS ne perçoit que trop peu la valeur d'une cacahuète dans le fondement.
"et ce ne sont pas les entreprises, mal en point comme elles sont ce moment (...) qui peuvent lâcher beaucoup de lest sur le plan salarial"En revanche, s'il est bien quelque chose que les entreprises savent "lâcher", ce n'est pas tant ledit "lest", mais plus les gueux qui s'y affairent.
On continue gaiement dans le concours "gardiens du statu quo 2009 dans le poste public". Numéro de claquettes du participant Joffrin :
"Bernard Thibault et François Chérèque font preuve d'un esprit de responsabilité remarquable".
Here you go Lolo, hisser un boudin gonflable au-dessus d'un énième C-15 n'aura jamais autant fait trembler le bourgeois.
L'escrimeuse et son armure en toile de Jouy poursuivent dans la lancée :
La CGT peut "bordurer (sic) SUD (et) tenir les actions syndicales dans quelque chose de correct, qui ne déborde pas (...) (afin d') exister par rapport aux plus extrémistes."Nous y voilà, le joli, le souci cosmétique dans le combat, le nécessaire cordon tendu par les directions syndicales pour que le "retour à la normale" s'opère joyeusement, les S.O. de la cégét' qui balancent du "casseur" aux flics... Madame la Marquise autorise entre 13h et 13h30 son équipée à quémander de nouvelles chausses auprès de l'intendant général, si tout ceci s'effectue en silence et en rang. Bien à vous manants.
Dans la même (ver)veine, Laurent le Hardi sent bien qu'il existe une "possible radicalisation de la contestation" si les syndicats ne distribuent pas des guimauves à leur "base" et si le gouvernement "n'agit pas en synergie avec les partenaires sociaux" (4). Car il y a selon lui:
" un risque d'insurrection... ce que je ne souhaite évidemment pas."Vois-tu Laurent, je crois que l'utilisation que tu fais de cet adverbe ressemble comme qui dirait à un pléonasme de ta part. A ce rythme de croisière, nous hésitons entre miss et première dauphine.
Pendant ce temps, la toute molle quoique pincée Brossolette astique son épée en coton d'Egypte. Le flegme et le rictus nerveux enfin réunis.
Ca acquiesce entre bourgeois de la presse, la journaliste Céline Bayt-Darcour assurant à merveille sa fonction de passe-micros rémunérée. Sylvie Pierre-Brossolette enfile son costume de Nostradamus de bon ton :
"de toute façon, il n'y aura pas d'insurrection en France". Blam. (5)
Sylvie Pierre, ô toi et ton nom de maraîchère sudiste (6), songes-tu en ta qualité de gardienne du statu quo que tu prends bien soin d'omettre, songes-tu donc à la douce alliance de la pharmacopée et de la politique ? Quitte à faire bon usage de ta parole que tu souhaiterais performative, je te suggère d'y adjoindre des colis de valium à destination de la populasse. R'sers nous don' du sirop mamie !
Le 1er mai, "on" s'acharne sur des gorets enrhumés. Le 4, "on" s'affronte en duel. Classe.
Comment dit-on "détourner" en mexicain ?
(1) Plus du Siècle que du Point d'ailleurs. Voir à ce propos la petite fiche consacrée à ce "cercle" sur Wikipédia. Journalisme indépendant quand tu nous tiens ...
(2) Poursuite de l'éclat de rire online : la note du dico à ce sujet laisse rêveur : "Positionné à l'extrême-gauche à ses débuts..."
Et surtout, surtout, oui, raclons nous aussi les bas fonds, on peut lire ici quelque chose d'assez prodigieux, à savoir l'état civil officiel de Lolo : la section blagues du magasin de farces et attrapes n'est qu'un sombre cagibis face à "cela". Le directeur de publication de Libération s'appelle Laurent Mouchard. Ô existence, ô filiation, ô hasard, je vous aime.
Et surtout, surtout, oui, raclons nous aussi les bas fonds, on peut lire ici quelque chose d'assez prodigieux, à savoir l'état civil officiel de Lolo : la section blagues du magasin de farces et attrapes n'est qu'un sombre cagibis face à "cela". Le directeur de publication de Libération s'appelle Laurent Mouchard. Ô existence, ô filiation, ô hasard, je vous aime.
(3) Rien de mieux que l'écoute de cette farce pour s'encrasser les conduits auditifs gratis.
(4) Point les mots de Jojo, mais une reformulation de l'habituel potage tiède qui connaît une réédition permanente en ces temps de "dialogue nécessaire".
(5) Après le Point Godwin et Le Point tout court, je suggère la création ad hoc du Point Vieille Peau. Quand mamie estimera dans sa veste en loden que l'exercice de l'échafaud a autant de chances de s'actualiser que l'attribution du Pulitzer à Danièle Evenou, on pourra définitivement clore le "débat".
(6) Exercice : répéter en boucle "Sylvie Pierre-Brossolette" et faire fonctionner en soi les associations d'idées. Ce nom n'est pas sans évoquer une bibliothécaire d'un lycée public, dite chez moi "la dame du CDI" - spécialiste ici de l'oeuvre d'Alain Minc enfin disponible en Pléiade. (fin de la parenthèse de l'ex nerd nostalgique)
samedi 2 mai 2009
H1N1

Compte-rendu du 1er mai par les porte-plumes de Radio France : "il y aurait trois cas de H1N1 en France, hospitalisés à Paris (sic)".
Le pavillon "maladies tropicales et infectieuses" de l'hôpital Bichat n'a pas été le seul bâtiment de Paris à être précipitamment investi par les virus. La preuve à l'Hôtel de Ville.
(Pour ce qui est des lectures de feu le bouillonnant président sous-période guerre froide, il aurait cliqué ici : favoris-de-René.)
mardi 14 avril 2009
lundi 13 avril 2009
On n'oublie pas sa cravate de rechange.

Nous avons entrevu jeudi 9 avril le douloureux travail de pé-da-go-gie que doivent entreprendre nos élites économiques auprès des petits-qui-les-prennent-en-otages, grâce à l'entremise du sémillant Libération (-du-Capital). Le même jour, le Figarô allait promener ses feutres et ses recorders chez un autre expert en "mutations d'entreprise" (sic). Extraits :
"Xavier Tedeschi est dirigeant d'Horemis, une société d'accompagnement managérial, social et humain des mutations d'entreprise. Depuis vingt ans, il conseille les dirigeants de société pour les aider à gérer au mieux les projets de restructuration de leur entreprise." ("restructuration" qui va bien au-delà du remplacement du pot-à-crayons par des feutres lasers...)
"Soigner la communicationLa formation dure une demi-journée. Il faut déjà sensibiliser les chefs d'entreprise à la communication d'annonce du projet de restructuration de la société. «Nous les préparons à avoir une communication pédagogique claire car une crise sociale part souvent d'une incompréhension entre le patron et les salariés», explique Xavier Tedeschi. En effet, le chef d'entreprise néglige parfois les premiers signes de tension et pour justifier son projet de redéploiement, il a souvent recours à une raison extérieure, pas toujours justifiée dans leur cas - ‘ce n'est pas ma faute, c'est la conjoncture économique' - ce qui exacerbe davantage les rancoeurs des salariés. Les dirigeants doivent ainsi impérativement apprendre à décrypter cette montée en puissance de la grogne pour réussir à désamorcer le conflit.Être préparé psychologiquement«Nous ajustons nos méthodes en fonction des membres de l'équipe dirigeante. Pour certains, nous mettrons davantage l'accent sur le soutien psychologique», précise Xavier Tedeschi. Car les séquestrations peuvent laisser des traces. Comme pour les quatre cadres de l'usine Caterpillar à Grenoble, retenus par des salariés pendant vingt-quatre heures. Ils ont été privés de téléphone fixe et de portable et ont été victimes d'intimidations. A la fin de la séquestration, les quatre dirigeants sont sortis sous les crachats et les huées. D'un point de vue psychologique, «c'est une situation d'une violence extrême», reconnaît Gilles Verrier, directeur d'Identité RH, une société de conseil en ressources humaines. «La séquestration est la réponse extrême des salariés face à leur désespoir. On sait quand cela commence mais on ne sait pas quand cette situation va prendre fin». Cependant toutes les séquestrations ne sont pas aussi radicales. Pour François Hallai, médiateur en charge de régler le conflit entre les salariés et la direction de l'Imprimerie Nationale, «cela s'est passé sans violence». «Nous avons continué à discuter et à négocier avec les salariés donc cela n'a duré que quelques heures». Mais même lorsque ces situations se produisent sans complication, un traumatisme peut toujours se produire. «Tout dépend si on est préparé ou pas à vivre ce genre de chose», poursuit François Hallai.Avoir son kit de survieEnfin, Horemis propose également à ses clients d'avoir toujours un «kit de survie» dans leur bureau. Il contiendra des effets personnels de rechange (chemise, cravate etc) et une trousse de toilette (rasoir, brosse à dent etc). Mais aussi «un deuxième téléphone portable avec un numéro masqué, dans lequel seront enregistrés des numéros utiles comme celui de la famille, de la préfecture ou de la gendarmerie afin de les avertir au plus vite de la situation», poursuit le dirigeant de la société de conseils. De quoi faire face au moins à une nuit de séquestration." (2)
Amis riches, tous à Varennes !
Remember juin 91 :
" L'Intendant de Tedeschi nous fait signe depuis la guerite. N'ayant point encore cédé à l'égarement des factieux, les laquais déposent à la hâte malles et Palm.
(...)
(...)
La nuit est difficile. Coups de pied dans les portes. Musique révolutionnaire. Rap." (3)
Il faut toujours un kit de survie pour un agréable retour aux Tuileries.
Il faut toujours un kit de survie pour un agréable retour aux Tuileries.
(1) : Militons pour la réintroduction des ponts-levis.
(2) : L'italique correspond à l'enclenchement de la fonction "vibrato".
(3) in "Le malaise des cadres de Scapa séquestrés dans l'Ain" daté du 9 avril, le Figaro.
vendredi 10 avril 2009
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